Une comparaison Angleterre, États-Unis et France

octobre 2010
 

La canicule de 2003, qui a tué 15 000 personnes en France sans que cette surmortalité ait été identifiée rapidement, a suscité des interrogations sur la capacité des pouvoirs publics à dénombrer les morts avec exactitude, à détecter les crises sanitaires et à prévenir l’apparition de drames semblables.

Comment enregistre-t-on les morts ? Quelles sont les informations que l’on cherche ainsi à obtenir et dans quels buts ?Pour répondre à ces questions, qui se posent dans tous les pays industrialisés, quatre sociologues et un historien se sont intéressés aux modalités d’enregistrement de la mortalité en Angleterre, aux États-Unis et en France. Leur étude montre que ces modalités reflètent des choix de société, plus ou moins anciens, qui diffèrent d’un pays à l’autre. Pourquoi les Français sont-ils obsédés par la confidentialité des causes de la mort ? Pourquoi les Anglais pratiquent-ils vingt fois plus d’autopsies qu’en France ? Comment les Américains inscrivent-ils l’enregistrement des morts dans la lutte contre le terrorisme ?

En principe, les trois pays produisent des données de mortalité similaires, susceptibles de faire l’objet de comparaisons internationales. En pratique, les modes de construction de l’information sont très variables, et les préoccupations de santé publique sont loin d’être prioritaires.

  • Nombre de pages : 100
  • ISBN : 978-2-8109-0040-4
  • Date de parution :
  • Format : 15 x 23 cm
  • Marque : Presses de l'EHESP
  • C.Keller Richard

    Richard C. Keller est professeur associé d’histoire médicale et de bioéthique à l’université de Wisconsin-Madison, États-Unis.

  • Dingwall Robert

    Consultant indépendant, Robert Dingwall est professeur de sociologie à Nottingham Trent University, Angleterre.

  • Vassy Carine

    Maître de conférences en sociologie à l’université Paris 13, Carine Vassy est membre de l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (CNRS-Inserm-EHESS).

  • Didier Fassin (pref)

    Médecin, anthropologue et sociologue, Didier Fassin est professeur à l’Institute for Advanced Study de Princeton (États-Unis), directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris, titulaire de la Chaire annuelle de santé publique au Collège de France et président du Comité pour la santé des exilés (Comede).